LE DON ETHIQUE : UN CHOIX DE SOCIETE

En France, le don de sang est bénévole, anonyme, volontaire et ne fait l’objet d’aucun profit.

Quatre valeurs qui fondent le don éthique et qui animent l’activité de l’Etablissement français du sang (EFS) au service des donneurs et des malades. Les études épidémiologiques ont le mérite d’être claires : quel que soit le pays, le modèle transfusionnel fondé sur le don bénévole est plus sûr que celui fondé sur le don rémunéré.

Pourquoi ? Parce que le donneur bénévole qui se rend sur une collecte pour donner son sang à un malade, le fait volontairement, par générosité, par solidarité. Ce donneur est bien plus enclin à communiquer au médecin de l'EFS des informations sincères et complètes sur sa santé. Cela contribue à garantir sa sécurité et celle du malade qui recevra les globules rouges, le plasma ou les plaquettes issues de son don.

 

Sécurité et confort des donneurs

Le donneur de sang rémunéré peut, lui, avoir besoin d'argent et être doublement tenté. Tenté, d'abord, de dissimuler au médecin qui décide de son aptitude au don son véritable état de santé, dans l'unique but d'être « payé » ; ce qui accroît le risque de transmettre au malade un virus ou une bactérie lors de la transfusion. Tenté,  ensuite, de donner trop ou trop souvent, ce qui peut menacer sa propre santé, notamment lors des dons de plasma. Réalisés en aphérèse, ces dons demandent une bonne santé et doivent être limités en volume et dans le temps. Cette limite est de 750 ml et de 24 dons de plasma par an en France, contre un don d'un litre par semaine, voire plus, dans les pays qui rémunèrent le don...

Une éthique, une loi

Plus sûr, le don éthique est aussi plus déontologique, comme le précise la loi du 21 juillet 1952 qui interdit de faire commerce de son corps et garantit à tous les malades les mêmes droits. Anonyme et bénévole, le don de sang ne peut en effet ni être affecté à un malade précis, ni être vendu avec profit. Le tarif d'une poche de sang est fixé par arrêté ministériel sur la base des seuls coûts de revient.

Promouvoir le don éthique

Bénévolat, anonymat, volontariat, absence de profit ? autant de valeurs que la France s'attache à défendre  et promouvoir avec les associations de donneurs de sang bénévole. L'autosuffisance nationale en produits sanguins est « la » mission de l'EFS. Développer la collecte au cœur des villes, là où se trouvent les nouveaux donneurs, gérer avec rigueur les réserves de produits sanguins pour limiter la péremption des produits et réfléchir avec les prescripteurs au « transfuser juste et mieux ». Tels sont les moyens mis en œuvre par l'EFS pour rester fidèle à ce choix de société.

Source Texte et Illusrtration : EFS.